Top 10 des films 2016

2016

Une multitude de films sont attendus impatiemment en ce début d’année 2017, qui sera probablement une année haute en émotion, avec la sortie de Prometheus 2, La Belle et la Bête, Thor : Ragnarok, Spider-Man : Homecoming, Star Wars épisode VIII, Wonder Woman, La planète des singes : suprémacie, World War Z 2… et j’en passe !

En attendant ces petites perles, prenons un moment pour se rappeler les 10 films qui ont le plus cartonnés au box-office 2016 ! (C’est aussi une deuxième chance pour ceux qui sont passés à côté de se mettre à jour ! )

        1- Elle (Paul Verhoeven)

Femme d’affaires redoutable et chef d’entreprise de jeux vidéo, Michèle (Isabelle Huppert) voit sa vie basculer quand un homme masqué s’introduit chez elle et la viole. Alors qu’elle croyait tout contrôler, elle va sombrer dans une sorte de paranoïa. Elle dort avec une arme sous l’oreiller, entend des bruits et surtout se met à soupçonner son entourage et son personnel qu’elle fait espionner.

Elle, est un suspense à l’américaine, où le doute plane sur l’identité du violeur de Michèle et sur la probabilité de nouvelles agressions. La crudité des situations et la cruauté des rapports entre les personnages, paroles et actes confondus confirme le goût de Verhoeven pour la provocation et la transgression.

        2- Les 8 Salopards (Quentin Tarantino)

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Tarantino réuni dans ce huis-clos, quelques grands acteurs (Samuel L.Jackson, Kurt Russel, Bruce Dern…) dans un lieu restreint où ils donnent corps à de longs et captivants dialogues, grâce auxquels le spectateur sent une tension permanente, mélangé à de l’humour et de moments jouissifs d’explosions de violence.

        3- Café Society (Woody Allen)

Pendant les années 1930, le jeune Bobby Dorfman (Jesse Eisenberg) a le sentiment qu’il ne s’accomplira pas à New York. Il envoyé à Los Angeles par sa mère chez son oncle Phil, influent agent hollywoodien. Le professionnel, qui ne sait pas trop quoi faire du jeune homme, finit par le recevoir et lui propose un petit boulot pour démarrer. Il le met également en contact avec une de ses secrétaires, la délicieuse Vonnie, chargée de lui faire découvrir la ville. Bobby tombe très vite amoureux de la jeune femme, mais celle-ci est prise, amoureuse d’un mystérieux journaliste…

Dans ce film cruel et bril­lant, subtilité, fantaisie et humour avancent masquées…
Bobby, personnage plutôt naïf, a longtemps rêvé de cet Hollywood si porteur de promesses, grande sera sa désillusion. Il portera très vite à tout ce petit monde, un regard distancé et quelque peu désabusé.

        4- Moi, Daniel Blake (Ken Loach)

Atteint d’une maladie cardiaque, Daniel Blake, menuisier, ne peut plus travailler. Or, l’administration ne l’entend pas de cette oreille : il doit rechercher un emploi sous peine de sanction. Alors que, âgé de 59 ans, il doit apprendre à se débrouiller avec un ordinateur pour faire ses démarches, il croise le chemin de Katie, une femme célibataire mère de deux enfants. Elle a dû quitter sa ville natale pour ne pas être placée dans un foyer d’accueil. Ensemble, ils vont se serrer les coudes. Daniel finit par décrocher un emploi mais doit renoncer à cause de ses problèmes de santé.

Il n’est pas question pour ce menuisier au chômage en lutte avec les services sociaux de baisser les bras. Daniel a beau avoir 59 ans et une longue vie de travail derrière lui, il n’envisage pas pour autant quelque inactivité que ce soit. Sa détermination encore intacte rend le personnage très attachant et bouleverse le spectateur.

        5- Juste la fin du monde

Louis, écrivain à succès, sent que sa fin est très proche. Le jeune homme traverse le monde en avion pour retrouver son pays natal et annoncer la terrible nouvelle à sa famille. Mais, à peine arrivé chez les siens qu’il n’a pas vus depuis douze ans, Louis sent que l’atmosphère est particulièrement électrique. Alors que sa mère tente nerveusement d’organiser une réunion familiale comme dans le passé, Antoine, son frère, se montre très agressif, tandis que Suzanne, sa soeur, semble dépassée par les événements. Seule Catherine, la discrète épouse d’Antoine, donne l’impression de comprendre Louis…

Juste la fin du monde est une oeuvre sur l’impossible communication entre les êtres, les non-dits, les différends familiaux qui refont surface. Dolan montre dans ce huis-clos, quasiment en temps réel, un déjeuner du dimanche où Louis doit faire face aux reproches particulièrement virulents de son frère Antoine (Vincent Cassel) et de sa mère Martine (Nathalie Baye).
Une des réussites du film : toucher par les silences. Les gros plans sur les visages des comédiens aident à se sentir proche d’eux, pris dans ce drame familial…

        6- Julieta ( Pedro Almodovar)

Sur le point de quitter définitivement Madrid, Julieta, professeure de cinquante-cinq ans, rencontre par hasard Bea, une amie d’enfance de sa fille Antia. Julieta décide d’écrire à sa fille à propos d’un secret trop douloureux pour être révélé. Une fois sa confession écrite, elle ne sait où l’envoyer. Sa fille l’a quittée à l’âge de dix-huit ans et, depuis une douzaine d’années, Julieta n’a plus la moindre nouvelle d’elle. Elle l’a cherchée par tous les moyens possibles mais les résultats de cette recherche confirment qu’Antia reste pour elle une parfaite inconnue…

Comme souvent avec Almodovar, le récit est sophistiqué, fin, rempli de rebondissements. Julieta est aussi un film captivant car il est surtout un film de silences, de retenue, de regards et de corps qui se cherchent.

        7- Premier contact (Denis Villeneuve)

Lorsque douze vaisseaux extraterrestres apparaissaient à divers endroits du globe, les gouvernements font appel à de nombreux scientifiques afin de découvrir les intentions de ces visiteurs. Sont-ils venus en paix ou représentent-ils une menace pour l’humanité ? Une course contre la montre s’engage pour découvrir la réponse à cette simple question. Aux Etats-Unis, le gouvernement fait appel à Louise Banks, spécialiste du langage, et au physicien Ian Donnelly pour parvenir à communiquer avec les extraterrestres.

Dévoilant peu à peu une histoire beaucoup plus complexe qu’il n’y parait, le réalisateur semble prendre le spectateur par la main pour lui expliquer calmement le cheminement de l’intrigue sans le perdre dans une violence et des effets spéciaux inutiles. Villeneuve a préféré une approche plus douce, plus intellectuelle, ne délaissant pas le fond au profit de la forme mais en trouvant un juste équilibre.

        8- Zootopie

A Zootopia, une métropole où cohabitent harmonieusement toutes les espèces animales, Judy Hopps, une adorable jeune lapine, fait son entrée dans la police de la ville et tente de s’imposer au milieu des gros durs de la profession. Pour prouver l’étendue de ses capacités, Judy se charge d’enquêter sur une difficile affaire de disparition. Mais elle se voit alors obligée de collaborer avec Nick Wilde, un renard malin, loquace et arnaqueur émérite. Accompagnée de ce compère à la langue bien pendue, Judy se retrouve bientôt confrontée à un événement mystérieux lorsque des animaux reviennent soudainement à l’état sauvage…

Cette intrigante aventure permet d’injecter des thématiques très adultes telles que l’utilisation de la terreur et de la paranoïa actuelles ou encore de la manipulation des médias.

        9- The Revenant (Alejandro González Iñárritu)

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

C’est une jungle glacée que filme Alejandro González Iñárritu.
Iñárritu, habilement, élabore un grand mixte avec le gigantisme des paysages enneigés, les images mentales qui traversent le cerveau du trappeur supplicié, les effusions de violence et la contemplation méditative.

        10- The Neon Demon (Nicolas Winding Refn)

Jesse, adolescente naïve, vient d’arriver à Los Angeles. La jeune fille, qui veut devenir mannequin, a déjà posé pour quelques photos et sympathise avec Ruby, une maquilleuse qui a décidé de la prendre sous son aile. En attendant gloire et fortune, Jesse vit dans un motel minable, tenu par le taciturne Hank. Sa première nuit est marquée par l’apparition d’une bête sauvage dans sa chambre. Peu de temps après, Jesse sympathise avec Dean, un photographe, et découvre l’univers extrêmement concurrentiel des modèles, prêts à tout pour participer à un shooting…

 

Et maintenant pour les retardataires, à vos écrans ! ;)

-Emma

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