The Infiltrator

TI_D032_NW_00334 (l to r) Simón Andreu stars as Gonzalo Mora Sr., Bryan Cranston as undercover U.S. Customs agent Robert Mazur and Juliet Aubrey as his wife Evelyn in THE INFILTRATOR, a Broad Green Pictures release. Credit: Nick Wall / Broad Green Pictures

Réalisation : Brad Furman

Acteurs principaux : Bryan Cranston, Diane Kruger, John Leguizamo

 

L’agent fédéral « Bob » Mazur a pour mission d’infiltrer le cartel de la drogue de Pablo Escobar qui corrompt l’Amérique des années 1980, en se faisant passer pour Bob Musella, un habile homme d’affaires spécialisé dans le blanchiment d’argent. Il fait pour cela équipe avec l’agent Emir Abreu, un flic impulsif qui connaît bien le terrain, et Kathy Ertz, une nouvelle recrue se faisant passer pour sa fiancée. Naviguant au sein d’un réseau criminel sans pitié dans lequel le moindre faux pas pourrait lui être fatal, Mazur prend tous les risques pour réussir à constituer un dossier à charge qui permettrait d’inculper plus d’une centaine de barons de la drogue ainsi que les banquiers corrompus chargés de blanchir leur argent.

Avec la série Narcos, Pablo Escobar et son épopée ont été réactualisé par la télévision, et c’est à présent au cinéma de s’en charger. Après « A Paradise Lost » film retraçant la vie et la mort de Pablo Escobar (interprété par Benicio del Toro), c’est au tour de «  The Infiltrator » qui reprend son histoire. Pour se faire, Brad Furman s’intéresse à l’autobiographie de Robert Mazur, célèbre agent infiltré toujours en activité.

Mettre à mal le système corrompu dans lequel nous vivons : voici la « simple » mission de Mazur, interprété par un intense Bryan Cranston. Un combat honorable et pourtant perdu d’avance, les gouvernements piochant allègrement dans l’argent sale et profitant un maximum du trafic de drogues et des transactions floues. Une seule erreur et c’est la mort !

Sans être dénué d’intérêt, loin de là, le film ne peut raisonnablement pas expliciter certaines situations. Les ellipses sont un peu fortes et Furman préfère se concentrer sur la dimension humaine du récit, notamment cette double identité qui vous plonge forcément dans un autre monde. Un thème qui sans être forcement ultra original reste bien traité tout le long du film (avec notamment une évolution visible des relations entre les différents protagonistes). Le seul bémol étant la dimension cruelle et sans pitié de ce monde, qui peut ne pas être mise assez en avant.

Cette histoire vraie, parfois romancée, est aussi poignante que touchante et révèle le courage d’un homme qui se bat pour un monde meilleur, mais qui finit par être victime de ses propres faiblesses et des répercutions inévitables que ce mode de vie entraine. Notamment la dernière scène, poignante, parce que dénuée de toute moralité. Les barrières du bien et du mal sont rendues floues et ce paradoxe est appuyé par une mise en scène dynamique, salie par un grain de pellicule impeccable rendant ainsi un hommage vibrant aux films d’espionnage d’époque. Cristian Sallis, le chef décorateur, (qui avait déjà officié sur ALIENS ou encore GLADIATOR) et son équipe ont fait un travail monstre dans la représentation des années 80, entre glamour, outrance et lumières vives.

« The Infiltrator », sans être un chef d’œuvre reste un bon film, bien construit et amené par un Bryan Cranston, comme d’habitude, excellent. Agrémenté d’une très bonne bande son, ce film saura, sans aucunes difficultés, vous distraire et peut être même vous captiver pour votre prochaine soirée cinéma !

– Sacha

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