Pusher II

 

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Pusher est un thriller noir aux accents dramatiques, réalisé par Nicolas Winding Refn en 2006. Le film est le second opus  d’une trilogie dans laquelle le réalisateur raconte les déboires de voyous du milieu du crime organisé, à Copenhague. Dans cette épisode, on suit les aventures de Tonny (Madd Mikkelsen), un grand type, gueule patibulaire, crâne rasé,  recouvert de tatouage et possédant des amis peu recommandables. Le spectateur est invité à contempler la descente aux enfers d’un voyou rattrapé par les problèmes.

Pusher offre un univers sombre qui se veut réaliste. Plus dur, moins manichéen dans l’approche et avec des rythmes plus brutaux que les codes alors en vigueur. L’œuvre baigne dans une atmosphère glauque et rougeâtre, le spectateur est pris dans des dialogues justes et parfaitement interprétés. Son créateur ne se cache pas d’aimer montrer une violence exacerbée, presque passionnelle.

Tony en est d’ailleurs la preuve incarnée, capable d’une grande douceur, sa sensibilité le rend impulsif, mais aussi capable de faire preuve d’une brutalité sans nom. Fils d’un criminel notoire, il tente de prouver sa loyauté et son audace en volant une voiture de luxe. Le père est scandalisé par la stupidité de l’acte de son fils, et ne montre que du dédain à son égard. Dans cette période de troubles, Tonny apprend qu’il a eu un enfant. Va s’ajouter alors, l’échec d’un plan organisé par « Kurt-le-con » (qui mérite son titre). Tout est trop dur, le seul remède qu’il trouve est de fuir ses problèmes par la prise de l’ensemble des substances psychoactives susceptibles de lui apporter un brin de tranquillité.
La vie de la mafia copenhagoise  est visible au travers d’un montage vif, ainsi que de plans caméras épaule mouvementés et d’une image très intime. Le travail se veut presque imparfait (une imperfection maîtrisée), et ne fait que rajouter à la puissance de l’univers poignant de ce thriller noir.

Manquant parfois d’un fil conducteur plus imposant, on se laisse tout de même prendre au jeu par cette trilogie qui a contribué, à sa manière, à redéfinir les codes du thriller mafieux moderne. Par ailleurs, mention spéciale à Zlakto Buric et Madd Mikkelsen, qui offrent des prestations glaçantes de justesse.  Le cinéma de Drive y est déjà présent mais sans l’aspect pop de ce dernier. Si son univers vous plait, vous découvrirez ici une autre facette de son travail.

-Sebastien

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