Billy Elliot

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Réalisé en 2000  par Stephen Daldry

Avec Jamie Bell, Julie Walters, Gary Lewis, Jamie Draven…

C’est la musique d’ouverture, le langoureux Cosmic Danser: « I was dancing when i was twelve… I danced myself right out the womb … Is it so strange to dance so soon ? » de T-REX qui nous plonge d’entrée dans le décor. A la manière d’une tragédie Shakespearienne, cette chanson joue le rôle évident des chœurs qui avertissent de l’obstacle dont va devoir faire face le héro , à savoir ici les barrières culturelles et sociales.

Le film s’ouvre sur un monde qui semble s’être perdu lui-même. La famille de Billy porte la très lourde sensation d’être amputée d’un membre important, comme si quelque chose manquait à la famille. On découvrira plus tard que c’est l’amour d’une mère. Elle les a quittées et c’est peut être un peu trop insensible pour Billy dans cette maison. La mère, qui on le devine, apportait la douceur au sein du foyer, a emporté avec elle toute trace visible de sensibilité. Sans elle, ce n’est pas qu’il n’y a plus d’amour, mais c’est qu’il a du mal à s’exprimer et à se faire ressentir.

Le contexte n’arrange de plus pas les choses. Le père et le frère de Billy passent leur temps dehors, à protester contre les salaires médiocres des mineurs dont ils font partis. Toute l’hostilité qui se découle de ces grèves donnent un contraste frappant entre l’univers à priori « doux » et sensible de la danse, et celui de la boxe, cours auquel le père de Billy l’a inscrit. On devine que c’est parce-qu’il veut que Billy sache se défendre, contre l’univers attentatoire des grèves qu’il fréquente tous les jours.

Un monde bien contrasté et embrouillé, donc, pour Billy… Mais qui va finir par s’éclairer, mais non pas sans une lourde bataille.

Parce-que juste à coté du cours de boxe que fréquente Billy, se tient désormais un cours de danse classique. Et Billy va très vite être inexplicablement attiré par ce domaine. Il trouve en la danse quelque chose de rassurant, quelque chose qui le sort de son milieu culturel où les garçons n’aspirent pas à devenir danseurs, mais plutôt athlètes, ou boxeurs. Personne (ou presque) ne le juge. Il a trouvé quelque chose qui lui plaît tellement, qu’il s’adonne entièrement à ce qu’il fait, il se « bat » pour danser, et malgré lui, développe une « rage » intérieure qui va lui permettre de passer outre tous les obstacles qui se dressent devant lui. A commencer par son père, et ses idéaux archaïques, puis au avis préconçus et hautains des juges de l’académie de ballet de Londres.

Tout au long du film, on a finalement un parallèle qui se dresse entre la danse, qui parait douce, mais qui permet à Billy de déverser toute ses émotions (de la rage à la mélancolie, passant par le manque affectif d’une mère absente) et la grève des mineurs, elle aussi pleine de rage s’exprimant par le biais de la violence.

Une histoire touchante, juste, et servie par des acteurs honnêtes, qui crèvent l’écran grâce à leur interprétation poignante et débordante d’émotion. Un grand classique à voir et à revoir, et à faire découvrir d’urgence aux jeunes garçons qui pensent encore que la danse est, sauf exception, un sport de fille… Soyez l’exception !

-Marine

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