007 Spectre

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Après un Skyfall acclamé, et considéré par une frange de fans comme le meilleur opus de la saga, Sam Mendes enchaîne avec un second Bond, presque par la force des choses après le carton réalisé par son premier…

Après une scène d’exposition très réussie, mêlant filature en plan-séquence, bain de foule, explosions et combat aérien, le film tente de poser les bases d’une intrigue brouillonne, qui ne décollera jamais vraiment. La première heure demeure pourtant assez plaisante. Difficile d’en dire autant de la suite, tellement le scénario semble patiner, peinant à faire de l’organisation Spectre une inquiétante épée de Damoclès.

En bon metteur en scène, Sam Mendes offre bien quelques séduisants morceaux de bravoure, mais celui-ci ne retrouve jamais la force de son précédent volet qu’il cherche perpétuellement à égaler ou surclasser. Une ambition manifeste qui lui a visiblement donné du fil à retordre (le cinéaste ayant même bouclé son long-métrage seulement 4 jours avant sa présentation à la presse !) mais qu’il était nécessaire d’avoir pour donner une suite audacieuse à Skyfall.

Mais, dans cette atmosphère funeste où ressurgissent les fantômes du passé, ce Bond semble bien trop regarder dans le rétroviseur, perpétuant une touche old-school dommageable. Spectre se défend tant bien que mal malgré une dramaturgie faiblarde tandis que le couple formé avec Léa Seydoux ne convainc pas, Madeleine Swann n’apparaissant que comme une pâle copie de la Vesper Lynd incarnée par Eva Green. Ce reproche ne sera toutefois pas à attribuer à l’actrice française (celle-ci ne démérite pas), mais bien au trio de scénaristes ayant vainement tenté de donner chair à son personnage et à cette romance sans alchimie. L’antagoniste principal de l’espion, campé par un Christoph Waltz fidèle à lui-même, reste longtemps dans l’ombre avant de se révéler dans un micmac historique qui ne manquera pas de susciter un certain scepticisme. Au final, la « pieuvre » se révèle rarement vraiment menaçante.

On devinait à travers leurs interviews respectives que Sam Mendes et Daniel Craig avaient trouvé le tournage de Spectre plutôt éprouvant. Cela se ressent parfois à l’écran, même si les deux artistes ne semblent pas avoir compté leurs efforts pour signer des adieux honorables. À l’aube d’un probable changement de comédien, Craig afficherait alors un bilan contrasté. Après avoir offert un renouveau bienvenu à son personnage et porté la saga au sommet avec Casino Royale, le charismatique anglais aura alterné le bon et le moins bon, en dépit de performances toujours irréprochables.

Malgré tout, les aficionados de l’agent britannique devraient, sans aucun doute, y trouver leur compte. S’il n’est certes pas de la trempe de Casino Royale ou même de Skyfall, cet opus possède tous les ingrédients pour vous faire vivre 2h30 de divertissement décomplexé. Tout ce que l’on attend de la saga d’espionnage la plus célèbre du 7ème art.

 

-Sacha

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