Le Parfum, Histoire d’un meurtrier

le parfum

Le Parfum, Histoire d’un meurtrier, Tom Tykwer, 2006.

Adaptation du roman de Süskind, avec Ben Whishaw, Dustin Hoffman, Rachel Hurt Wood, Alan Rickman.

«Qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur de l’humanité»

Jean-Baptiste Grenouille né dans les années 1740, à Paris. Il vient au monde avec une capacité spécifique : un odorat extrêmement développé. Durant son enfance, il ne connait que la puanteur des quartiers misérables de la ville de Paris, et essaie de vivre tant bien que mal dans l’Orphelinat dans lequel on l’a placé. C’est plus tard, lorsqu’il entre pour la première fois dans le cœur de Paris où se tiennent tous les commerces et les gens plus aisés, il découvre de nouvelles odeurs, et la fabrication des essences dans les parfumeries parisiennes. Désormais animé par un but, Grenouille se met en tête de créer le meilleur parfum du monde, grâce à des odeurs particulières : celles des femmes. Grenouille va alors commettre une série de meurtres, afin de pouvoir recueillir l’essence de ces femmes, et les réunir dans un parfum qui dépasse jusqu’ici toute perception.

Chaque image possède une senteur, qui peut aller de la puanteur abjecte et nauséeuse des quartiers mal famés de Paris, au parfum floral et délicat des jardins de Grasse.

Le film offre une réelle sensation d’avidité. Piqué par la curiosité, on se surprend à soutenir et encourager Grenouille dans sa quête, convaincu que cette œuvre mérite les sacrifices dont elle se nourrit.  On est pris dans la même passion que lui, celle qui le pousse de manière indécente à poursuivre une quête qu’il prend pour capitale. Plus il récolte d’essences, plus on envie qu’il termine son parfum, car il devient d’une importance suprême. On a envie de savoir si il va réussir, même si l’on doute peu de sa défaite, et on regrette presque de ne pas pouvoir expérimenter son parfum,  qui semble être la huitième merveille du monde, véritable potion divine, créée des mains de dieu.

La sensation de passer à coté de quelque chose dans le film est omniprésente. On est tenté de connaître les 100 parfums que Grenouille crée de manière invraisemblable, cependant ceux-ci disparaissent avec le vieux parfumeur italien dans les décombres de sa maison. Tout est fait de manière à ce qu’à la fin, l’œuvre éphémère de Grenouille disparaisse avec lui. C’est comme si il n’avait jamais existé. Et nous en sommes sensiblement bouleversés, car le jeune homme, qui n’a jamais eu d’odeur, ne laisse ainsi pas de trace dans l’histoire.

Les plus passionnés se tourneront vers le livre, qui, tout comme le film, vous transporte dans cet univers extravagant qu’est celui des odeurs.

-Marine

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3 réponses à “Le Parfum, Histoire d’un meurtrier

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