La vie est belle

la vie est belle

Réalisateur : Roberto Benigni

Acteurs principaux : Roberto Benigni, Giorgio Cantarini, Nicoletta Braschi

Date de sortie : 21 octobre 1998

Nationalité : Italien

7 prix (dont le grand prix du jury au Festival de Cannes en 1998) et 10 nominations

Italie, 1938. Malgré l’occupation nazie, Guido un jeune homme juif amoureux de la vie, rêve d’ouvrir une librairie. Il tombe amoureux de Dora, et la libère du conformisme étouffant de sa famille, en l’épousant. 5 ans plus tard, le jeune couple a un fils, Giosue. Par malheur, les nouvelles lois antisémites engendrent la déportation de Guido et de son fils dans un camp de travail. Guido va alors mettre en place un stratagème aussi drôle que poétique, pour protéger son fils de l’horreur et de la réalité du camp.

Si la guerre est un sujet qui a inspiré de nombreux cinéastes, c’est aussi un sujet difficile à traiter. C’est pourquoi certains des réalisateurs choisissent, par exemple, le point de vue d’un personnage, et son propre vécu dans ce contexte : c’est le parti-pris de Roberto Benigni dans La vie est belle. De plus, le réalisateur a choisi d’interpréter lui-même le personnage principal de son film.

Au travers de Guido, un personnage plein de gaieté, et d’optimisme, Roberto Benigni nous offre un second regard sur la vie. Malgré l’horreur et l’injustice qu’il doit endurer, Guido ne pense qu’à une chose : protéger son fils et le laisser vivre encore un peu dans la magie de l’enfance. Ce personnage apporte légèreté et humour à un contexte terrible.

D’autre part, le réalisateur soulève les véritables enjeux du rire au cinéma. En effet, pendant la première moitié du film, La vie est belle apparaît comme une jolie histoire d’amour. Puis, la situation se dégrade, et l’horreur s’installe, en même temps que la montée du nazisme. Pourtant, grâce au jeu et à l’humour habile de Guido, le film garde sa vocation de comédie.

On peut alors y voir, de la part de Roberto Benigni, la volonté de dénoncer l’absurdité de l’antisémitisme. En jouant sur les contrastes et en usant de jeux de mots, détournements de situations et autres blagues décalées, Guido parvient à cacher l’horreur des camps de concentration à son fils, en se servant de leur réalité.

Roberto Benigni nous offre un réel équilibre dans les émotions, et c’est ce qui fait la force de ce film. Les plus cyniques auront peut-être tendance à y voir, au premier abord, de la niaiserie. Pourtant, on ne peut pas nier la capacité du réalisateur à susciter nos émotions une à une, avec une subtilité et une justesse incroyable.

Un film qui n’a pas la prétention de se présenter comme une exacte réalité historique, mais plutôt comme une fable à la fois poignante, émouvante, et drôle.  A voir et à revoir, sans modération !

L’art du clown va bien au-delà de ce qu’on pense. Il n’est ni tragique, ni comique ; il est le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie.  André Suarés

-Marie

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s