Black Mirror

Blackmirror

 

Black Mirror est une série télévisée britannique d’anthologie, créée par Charlie Brooker. Le réalisateur est un journaliste, scénariste et animateur anglais, connu de la presse pour un cynisme certain vis-à-vis du monde moderne.

Cette série est composée de trois épisodes par saison qui sont reliés par un thème commun : le rapport à la technique. Imprégné d’un pessimisme certain, le réalisateur impose, par la réflexivité de ces intrigues, une interrogation de la part du spectateur sur la technologie nous entourant et ses dangers pour notre avenir. Il met en exergue nos propres comportements face à la technique. Pour cela, il créé à chaque épisode un nouveau monde, plus ou moins proche du notre, mais toujours dystopique dans sa vision de l’influence de la technologie sur les hommes.

Charlie Brooker se veut critique de notre siècle et d’un secteur qu’il maitrise particulièrement bien : celui de l’information, des médias et du numérique. Chaque épisode en décortique un aspect et une conséquence pour nos vies quotidiennes. La série offre un parti-pris fort et des paradigmes nouveaux à chaque épisode. Chacun possède une thématique que l’on a tous déjà rencontrée dans notre vie : choisir entre la peste et le choléra, la mort et la séparation, le poids de l’opinion publique ou de la société, la cupidité, ou encore l’ivresse du divertissement. Le réalisateur s’amuse à pousser ces thèmes à leurs paroxysmes pour déranger et attirer l’attention du spectateur. En d’autres termes, que l’on aime ou que l’on n’aime pas, le travail de Charlie Brooker ne laisse pas indifférent.

L’aspect technique de la série est discutable sur le plan de la réalisation, qui reste très classique : quand on regarde Black Mirror, nous ne sommes pas happés par un grain unique, des cadrages fantasques ou un rythme d’image surprenant. C’est clairement l’intrigue qui en fait toute sa force, chaque épisode bénéficie d’une singularité forte. Les dialogues, l’univers et le thème, pourtant très actuels, sont traités avec un recul et une sensibilité qui désarçonnent et pousse au débat. Je peux vous assurer qu’après un épisode, si vous n’êtes pas seul à regarder, les conversations sur la technologie iront bon train avec vos amis. Parfois un peu simpliste dans l’approche, Charlie Brooker a tout de même comme mérite d’être le seul à proposer un travail de ce style. Si George Orwell était encore de ce monde, il aurait très certainement apprécié cette œuvre qui lui doit beaucoup.

-Sebastien

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