Pink Floyd – The Wall

TheWall

Ah…Pink Floyd ! Ce groupe mythique de rock progressif et psychédélique des années 60, en plus de marquer l’histoire de la musique, fera l’objet d’un film musical atypique, dérangeant, et terriblement brillant : Pink Floyd : The Wall. Réalisé en 1982 par Alan Parker, ce drame musical est fondé sur le double album éponyme du groupe sorti en 1979, et est basé sur le scénario de Roger Waters. Le film ne comprend presque aucun dialogue, la bande-son reprenant essentiellement les musiques du groupe.

The Wall retrace la vie de Pink, star du rock, et anti-héros, oppressé dès les premiers instants de sa vie : il perd son père durant la 2nd Guerre Mondiale, est ensuite surprotégé par sa mère, tyrannisé par des professeurs désireux de le modeler, au même titre que les autres élèves, dans ce « moule » que réclame la société, est littéralement puni pour avoir tenté de sauver un rat mort (maladie, réprimande de la part des adultes, mort de l’animal), tombe dans la drogue, la violence, et fait échouer son mariage.

Pink se construit alors un mur protecteur, derrière lequel il croit trouver refuge. Les éléments douloureux de son existence constituent les briques du mur (Another Brick in the Wall) qui, au fur et à mesure, enfermeront notre anti-héros. Ce mur, métaphore des troubles mentaux du héros, finira par l’étouffer, le faisant basculer, peu à peu, seul et malheureux, aux portes de la folie. L’examen de conscience de Pink le mènera jusqu’à son autoprocès, le kafkaïen The Trial.

Ce film est une peinture méticuleuse de la schizophrénie, et s’attache à montrer comment le personnage principal y sombre peu à peu.

The Wall n’est pas un film classique dans sa réalisation. Le montage n’est pas linéaire, mais suit le trajet mental de Pink. Les scènes du passé de Pink, tournées avec des acteurs, alternent avec des dessins animés sublimes, réalisés par le talentueux Gerald Scarfe.

La force de ce film, tient au fait que la schizophrénie y est vue par le malade, en focalisation interne. The Wall aborde de nombreux autres thèmes, comme l’aliénation des foules, avec un clin d’œil à 1984, de George Orwell (symbole des 2 marteaux croisés désignant la folie politique de Pink, et les poings croisés en signe de ralliement), la société de consommation, les médias et enseignements de masse traditionnels, mais aussi le rapport entre le public, l’artiste, et son œuvre. En effet, le film dépeint un public fanatique et déshumanisé vis-à-vis de leur idole Pink, et dont l’attitude et la gestuelle constituent une référence très marquée au nazisme. The Wall, peut être vu, par certains aspects, comme une autographie de son créateur, Roger Waters.

En conclusion, The Wall le film, drame musical à l’instar du brio des Pink Floyd, est un chef d’œuvre captivant, dont je ne saurais vous conseiller les multiples visionnages.

-Céline

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