Arrête moi si tu peux

12190296_923635424368951_2083452374_o

Arrête moi si tu peux (2002) Steven Spielberg : avec Léonardo Di Caprio, Tom Hanks, Christopher Walken, Amy Adams… Et une BO signée John Wiliams.

Tiré d’une histoire vraie.

C’est l’histoire du plus jeune escroc que le monde ait jamais porté. Franck Abagnale Jr n’a que 16 ans lorsqu’il quitte le domicile familial. Et pour cause, le divorce de ses parents. Terrifié à l’idée de devoir choisir entre son père et sa mère, il décide qu’il vivra seul pendant quelques temps. Seulement, comment subvenir à ses besoins quand on a que 25 dollars sur son compte épargne ? Avec  son allure d’étudiant fauché, on lui refuse partout les chèques qu’il possède, et ceci bien avant qu’on ne s’appercoive qu’ils sont sans provision. On le perçoit alors, le problème n’est qu’une question d’image. Comprenant ses efforts vains, dans une dernière tentative d’escroquerie, Franck, déambulant dans les rues marchandes, se heurte soudain à son destin. Une demi douzaine d’hotesses de l’air cheveux au vent, accourant dans un rallenti époustoufflant et suivi par deux pilotes de ligne dans des uniformes flambant neufs, lui révèlent la marche à suivre, illustrée par les paroles de son père : « -Franck, sais-tu pourquoi les Yankees gagnent tout le temps? -Parce-qu’ils ont Mickey Mantle ?  -Non. Parce que les autres équipes sont fascinées par les rayures de leur maillot. » Et bien c’est sous l’uniforme de la PAN Americain Airways, que Francky gagnera. En se fabriquant de faux chèques de salaire, il parviendra à soutirer à la PANAM plus d’un million de dollars en quelques mois, et à voyager dans plus de 26 pays différents avant son 19 ème anniversaire. Mais Franck ne s’arrête pas là. Après s’etre fait repéré plusieurs fois, il décide d’arrêter de voler durant un certain temps, pour devenir… médecin ! De la même manière que pour les chèques, il falsifie ses diplômes de médecine, et se fait engager dans un petit hôpital en tant que médecin de garde. C’est lorsqu’il se retrouve incapable de soigner un patient grievement blessé, qu’il se reconverti dans le domaine juridique. Il falsifie encore deux ou trois diplômes universitaires, et passe l’examen du barreau. Mais plus Franck avance dans son mensonge, plus l’étau se resserre sur lui. L’inspecteur Henrati, qui est en charge de son dossier, anticipe de plus en plus le comportement du jeune homme, avec qui il se lie d’amitié durant l’enquête. Malheureusement pour Franck, qui a, entre temps recommencé à voler, Henrati finit par le coincer. C’est dans la prison de Perpignan, après son arrestation, que les deux hommes se retrouvent pour que Franck puisse etre rapatrié en Amérique. Après avoir passé quelques mois en détention, l’inspecteur réussit à lui obtenir une liberté conditionnelle, s’il accepte d’user de son talent pour aider la police dans le domaine de la fraude fiscale. Y voyant un échapatoire à la prison, Franck accepte.

Premièrement, je voudrais souligner le coté très dramatique du film, qui, comparé à la vraie histoire d’Abagnale apparait extrêmement romancé. L’équipe de réalisation le dit elle-même : le film n’est pas une biographie de Franck, mais raconte une histoire, s’inspirant de faits.

Ensuite, il y a plusieurs thèmes que le film aborde, et qui me paraissent essentiels pour comprendre le jeune Abagnale. L’histoire se base en premier lieu sur la relation père-fils, et les différentes formes que celle-ci peut prendre. On note que le père de Franck est très présent, seulement, on se demande si c’est en tant que père, ou qu’admirateur. Franck a toujours idolâtré son père, comme nous le montre la scène d’ouverture : « Deux souris tombent dans un pot de crème. La première abandonne très vite et se noie. La seconde se bat et s’acharne tant et tant qu’elle transforme la crème en beurre. Elle sort du pot. »  Il obtient ce qu’il souhaite, il est la deuxième souris, celle qui s’en sort pour cause de preséverance, celle qui n’abandonne pas. La tendance s’inverse à un certain stade du film. C’est son père qui éprouve de l’admiration pour son fils : « Tout le monde te regarde Franck, et tu sais ce qu’il se disent en te regardant ? Il se demandent où tu vas ce soir. Où tu vas ce soir Franck ? Dans un pays exotique ? ».  Le problème, c’est que l’on soupsonne que la relation entre Franck et son père ne se limite qu’à cela. Franck, se complaisant dans le rôle du fils qui comble son père, en étant comme celui-ci souhaiterait qu’il soit.

Nous savons aussi clairement, dès le départ, que l’espoir de Franck de voir ses parents se remettre ensemble est un leurre. Un mensonge dans lequel il s’enferme avec son père, puis auquel il finit par croire tout seul. Sa mère ne montre pas d’attention sincère particulière pour son fils, ou son mari. Ce qu’elle cherche avant tout, c’est la securité. Son père quant à lui, s’il l’aime, l’exhibe comme un trophée, pour entretenir autour de lui cette image de l’homme qui obtient toujours ce qu’il souhaite : « Parmis 250 soldats, c’est moi qui l’ai ramené en Amérique ».  Lorsqu’il perd l’argent qu’il avait investi, elle commence déjà à ne plus l’aimer. Il perd sa couverture d’homme imbattable lorsqu’il se fait harceler par le fISC et les banques, auxquels il doit de l’argent. C’est là que Franck pense entrevoir un moyen d’intervenir, mais la situation est vaine, parce que le cœur du problème réside dans la nature même des personnages, et non dans un quelconque problème financier.

Le seul être sensé de l’histoire, qui prend d’ailleurs Franck sous son aile, c’est Henrati. Comme un bienfaiteur, c’est celui qui fait prendre conscience à Franck du mensonge dans lequel il s’est enfermé ces dernières années. Quand son père meurt, il ne sait plus pourquoi il fraude ainsi. Il a un peu perdu son but, le pourquoi de ses agissements. Mais il se reprend très vite, quand il commence à travailler pour la police. On sent l’ennui de Franck, et l’envie de repartir. Il n’a pas encore saisi. Pas facile quand on a une philosophie de vie qui vous oblige à toujours apparaitre libre et fier aux yeux des autres… Et juste avant d’embarquer pour un enième vol frauduleux, Henrati lui donne alors la réponse : « Parfois, c’est plus facile de vivre dans le mensonge ».

Pourquoi j’ai voulu écrire sur ce film ? Parce que l’histoire est très bien racontée, et elle est servie par un casting très bien choisi. Le trio Di Caprio, Hanks et Walken est criant de verité et de justesse. On est, de plus, très vite emporté par la BO de John Wiliams, langoureuse et impertinente. C’est un film qui possède un rythme qui nous tient jusqu’au bout, et dans lequel on a pas oublié l’humour. C’est un film touchant, juste et honnête, tout simplement.

Pour voir la bande annonce, c’est par ici à https://www.youtube.com/watch?v=UzrTyz0Cf6A

– Marine

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s