It follows

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Réalisé par David R. Mitchell

Avec Maika Monroe, Keir Gilchrist, Daniel Zovatto

Genre : Epouvante-horreur, thriller

Nationnalité : Américain

 Ne reste jamais dans une pièce sans issue. Elle est lente, mais elle est pas con !

Synopsis : Jay est une jeune et belle femme vivant à Détroit, aux Etats-Unis. Formant un couple charmant avec un homme du même âge, Greg, ils décident de passer à l’acte sexuel après quelques semaines de diverses sorties romantiques : elle sentant que leur relation est suffisamment solide et mûre, lui avec des intentions bien moins louables. En effet, après une relation sexuelle en adéquation à l’idée idyllique qu’elle s’en faisait, Jay se réveille les mains liées à une chaise roulante, au sein d’un parking délabré et lugubre.

Totalement submergée par la panique et la déconcertation, elle supplie son mystérieux compagnon de la relâcher dans l’immédiat, acte que ce dernier exerce après quelques explications étranges sur les raisons de sa situation. Jay est, dès lors, jetée sur le bord d’une route, indemne physiquement, mais accompagnée d’une inexplicable sensation que quelqu’un, ou quelque chose, la traque.

Il faut admettre que les cinéphiles ne furent pas gâtés concernant les films d’horreur (si on excepte les œuvres de Carpenter, Aja et les adaptations de Stephen King), et beaucoup seront d’accords sur le fait que c’est l’un des genres cinématographiques qui a su le moins se renouveler ces dernières années, avec un nombre incalculable de navets s’ajoutant à son palmarès… Néanmoins, des films comme « It follows », redonnent espoir concernant l’avenir du cinéma à frissons.

A travers une histoire aussi originale qu’angoissante, David R. Mitchell réussit à instaurer une atmosphère pesante, un cadre scénaristique captivant dont on ne verra pas l’issue. Autre point positif, le réalisateur a su éviter les clichés du cinéma d’horreur que l’on pouvait retrouver dans une immense majorité de films ces derniers temps : ainsi, finit la blondasse au Q.I. d’une moule fraîche et aux cris stridents, fini le grand timide mal-aimé se découvrant un talent héroïque et le rugby man narcissique à la musculature exacerbée, finis les choix agaçants consistant à trouver abri dans un ex-hôpital psychiatrique à haute sécurité abandonné, finis les pétages de câbles musicaux à chaque geste des protagonistes…

Grâce à ce choix attentionné, le film se laisse regarder avec bien plus d’intérêt, sans tomber une seule fois dans le ridicule ou l’incohérent, et ôte dès lors toute prévisibilité au déroulement du scénario. Les sentiments et la réflexion des protagonistes concordent tout à fait avec ce que l’on ressentirait en étant dans leur peau.

Autre spécificité en rupture avec les films du genre : les dialogues ne sont pas dénués d’intérêt, et bien qu’il ne s’agisse pas de grands débats intellectuels, ils ajoutent réellement un poids positif au déroulement de l’histoire.

Esthétiquement, « It follows » est agréablement bien réalisé : David R. Mitchell n’a pas ressenti le besoin de tourner dans de classiques lieux sombres et glauques pour instaurer un sentiment de malaise chez le spectateur. Ainsi, même dans une magnifique forêt lumineuse bordée d’un lac, le point de vue adopté par la caméra et le choix des plans modifient tout à fait l’ambiance dans laquelle on devrait se trouver, lui attribuant une aura malsaine (on peut notamment penser aux plans à la première personne, nous mettant dans la peau de je-ne-sais quelle entité). Les effets et filtres adoptés à l’écran sont parfaitement maitrisés, nous rendant véritablement paranoïaques quant à l’entourage du personnage principal.

Ainsi, « It follows » n’est pas à classer au rang de chef d’œuvre du film à frissons, mais il n’en reste pas moins un excellent divertissement qui, soyez-en sur, vous apportera son lot d’émotions.

-Victor

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