ZOOM SUR…TERRY GILLIAM

Terry-Gilliam

Terry Gilliam est un acteur, dessinateur, scénariste et réalisateur de cinéma né en 1940, qui a été membre de la célèbre troupe des Monty Python.

C’est en 1969, que cet américain déjanté rejoint la troupe comique qui regroupe John Cleese, Terry Jones, Michael Palin, Eric Idle, et Graham Chapman. Terry Gilliam dessinera toutes les animations loufoques que l’on peut voir dans la série télévisée Monty Python’s Flying Circus, et coréalisera le cultissime Monty Python : Sacré Graal! avec Terry Jones en 1974, film dans lequel il sera également acteur, dessinateur de talent, et coscénariste.

Mais c’est sur ses productions cinématographiques « solo » que nous allons ici nous pencher. Car oui, avec 12 films à son actif et plusieurs courts métrages, Gilliam est un réalisateur haut en couleurs, bourré d’idées, à qui l’on doit de véritables chefs d’œuvre, comme le visionnaire Brazil, ou encore l’excellent The Fisher King.

L’univers de Terry Gilliam, c’est avant tout un mélange bien barré d’absurde, de fantaisie, de  burlesque, d’extravagance, de singularité et d’onirisme. Parmi les films les plus connus du réalisateur, on peut citer le futuriste 12 Monkeys (l’Armée des 12 Singes), grand succès qui s’inspire du court métrage français La Jetée, réalisé par Chris Marker en 1962, et le terrifiant Brazil, considéré comme étant l’un de ses plus grands films.

L’année 1977, Gilliam réalise seul Jabberwocky, un long métrage qui dévoile déjà la facette atypique et hors norme du cinéaste. Time Bandits suivra en 1981, puis The Crimson Permanent Assurance en 1983, prologue du Sens de la Vie des Monty Python. Arrivent ensuite le culte Brazil, les chevaleresques Aventures du Baron de Münchausen, la fable contemporaine du Roi Pêcheur (The Fisher King), l’épopée psychédélique Las Vegas Parano, 12 Monkeys, Les Frère Grimm, l’inquiétant et sombre conte Tideland, le lyrique Imaginarium du Docteur Parnassus et son dernier, le coloré Zero Theorem, sorti en 2013.

Les longs métrages façon Terry restent très empreints de fantastique, et l’imagination débordante du réalisateur ne cesse d’étonner au fil des années. Terry Gilliam explore plusieurs genres, et s’approprie des univers tous très différents. Certain de ses films ont toutefois eu du mal à trouver leur public, comme Tideland, et la palme de la malchance revient à son projet inabouti inspiré du roman de Cervantès : l’Homme qui Tua Don Quichotte. Débuté en 2001, le film n’a pas pu voir le jour en raison de diverses difficultés rencontrées sur le plateau, donnant naissance au documentaire Lost In La Mancha en 2003, qui retrace le tournage-catastrophe de ce projet maudit. A ce jour, le tournage a une nouvelle fois été reporté, perpétrant la déveine de Gilliam. Eclectique, cette personnalité étonnante se fera également metteur en scène de l’opéra « La Damnation de Faust » de Berlioz, à Londres.

En bref, on ne peut que se délecter face aux énièmes visionnages des plus grands classiques de ce maître, en attendant que ne prenne fin l’impitoyable malédiction qui ne cesse de frapper L’Homme qui tua Don Quichotte…

-Céline

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