Conan le Barbare

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Réalisé par John Milius en 1982, Conan le Barbare (interprété par Arnold Schwarzenegger) est un film culte du genre, qui a largement défini les codes modernes de l’héroïc-fantaisy au cinéma. Conan le Barbare fait sans nul doute partie des films ayant le plus contribuer à populariser le genre, si ce n’est LE film qui a fait connaître les fracas rugueux de l’épée et la bonne dose de barbare ultra testostéroné au grand public. C’est à sa BO complétement dantesque que nous allons nous intéresser.

Composée par Basil Poledouris, la BO du film comprend 12 titres. Dès les premières minutes, elle plante le décor avec le morceau Anvil Of Steels/Riders of Doom, de ce qui deviendra par la suite l’une des meilleures BO du genre, quasi jamais inégalée. A noter que Poledouris écrira suffisamment de morceaux pour occuper presque toute la durée du film.

Le spectateur reçoit toute la puissance musicale du film de plein fouet. Poledouris dit s’être inspiré de Sergeï Prokofiev, et de Carl Orff pour écrire plusieurs de ses titres, et avec ses airs d’opéra wagnérien, les frissons sont plus qu’au rendez-vous. A chaque écoute, c’est l’imaginaire qui est stimulé, et on ressent profondément la flamme épique, ainsi que tout le mysticisme qui anime ce long-métrage de légende. Les morceaux plus calmes, comme « Theology/Civilization » inspireront même le grand compositeur Howard Shore, qui décidera d’en reprendre quelques notes pour l’un des principaux thèmes de la célèbre trilogie Seigneur des Anneaux, « Concernings Hobbits ».

Mêlant mélodies pures et rythmiques endiablées, cette bande-son phénoménale écrite avec intelligence évoque à la fois grandeur, gloire et grande brutalité, mais aussi passion, mélancolie, douceur, tendresse et romantisme, comme c’est le cas pour « Love Theme », qui accompagne subtilement les moments intimes des deux amants Conan et Valéria.

Al fin, la bande originale de Conan le Barbare, magistralement orchestrée, possède un véritable souffle épique, héroïque. Elle saisit par son intensité émotionnelle quasi spirituelle, et reste encore aujourd’hui considérée comme l’une des meilleures BO de tous les temps.

Comme le dirait Nietzsche :

That which does not kill us makes us stronger.

             -Céline

Pour la route et le plaisir des oreilles : https://www.youtube.com/watch?v=1_xgecR0ifo

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