Quelques heures de printemps

Date de sortie : 19 septembre 2012

Réalisateur : Stéphane Brizé

Acteurs principaux : Vincent Lindon, Hélène Vincent, Emmanuelle Seigner

Récompenses : 1 prix 7 nominations

À l’heure où la question du suicide assisté et de l’euthasie fait débat, j’ai choisi de partager avec vous le film de Stéphane Brizé. « Quelques heures de printemps » évoque la relation entre un fils et une mère qui se heurtent, et vont devoir affronter la fin de vie de la mère et son choix de suicide assisté.

Alain Evrad à 48 ans. Il sort de prison pour avoir transporté une cargaison illégale. Il en aura pour dix-huit de détention. La réinsertion est difficile. Sans toit ni travail Alain est obligé de retourner habiter chez sa mère atteint d’un cancer. La cohabitation forcée créer une atmosphère tendue entre les deux personnages. Les échanges sont brefs et les regards froids. Pas un sourire ni marques d’affections. Quand il dîne dans la cuisine, elle, c’est dans la salle à manger. Quand il met la radio, elle allume la télévision. Déboussolé face à ses maîtres qui se disputent son affection le chien effectue des va-et-vient entre les deux. Cette situation fait ressurgir toute la violence de leur relation passée. L’absence de communication et de tendresse souligne les plaies encore vives d’une relation mére-fils complexe.

Quand Alain apprend qu’il reste à sa mère peu de temps à vivre et que celle-ci à fait le choix du suicide assisté, l’histoire prend un nouveau virage. Il va falloir appréhender, anticiper cette fin prématurée. Ils vont devoir reconstruire rapidement un lien solide et sincère de manière à affronter cette expérience difficile. Même si le rôle interprété par Vincent Lindon semble un peu vide, on trouve néanmois l’essentiel dans celui d’Héléne Vincent. C’est certainement l’interprétation la plus couronnée de sa carrière. Elle nous fait frissonner et parvient à nous laisser sans voix, complètement asphyxiée et dépatouillée par son jeu d’actrice.

Loin des grosses productions aux affiches alléchantes ornées des plus grandes stars hollywoodiennes, « Quelques heures de printemps » se veut être un film d’une sobriété à la fois surprenante et admirable mais qui ne laisse personne indifférent. L’essentiel est là. Une histoire qui produit des émotions fortes à nous en laisser de marbre et allant même à nous faire pleurer comme une madeleine.

-Amin

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