Eyes Wide Shut

Eyes Wide Shut met en scène un couple bourgeois new-yorkais : Bill et Alice Hartford. Une vie paisible s’offre à eux, Bill est médecin, Alice tient une galerie d’art, tout deux ont une fille, Helena. Cependant, le couple s’ébranle lorsque lors d’une discussion, Alice avoue à son mari son envie d’adultère quelques mois auparavant. Bill ne l’accepte pas, pour lui, le fantasme vaut tromperie. Entre rêve, réalité, sentiment et sexualité le film nous transporte les désirs d’un homme aux yeux fermés en quête de réponses.

Film testamentaire de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut est adapté de Rhapsony, une nouvelle de Rien qu’un rêve d’Arthur Schnitzler.

Le film sort en septembre 1999 soit trois mois après la mort du réalisateur américain.

Tom Cruise et Nicole Kidman tiennent les rôles principaux, celui de Bill Hartford et de sa femme Alice Hartford.

Une fois de plus, Kubrick pétri son film d’un esthétisme d’une grande qualité, des plans très lumineux, une belle photographie notamment lors de la soirée chez les Ziegler mais églement lors de la visite dans une boutique de déguisement.

Concernant la musique, celle-ci est un mélange de genres des plus exquis.

Fidèle à lui-même, le réalisateur n’hésite pas à utiliser des œuvres classiques au bon fonctionnement de son long-métrage. Chostakovitch et sa Waltz No.2 qui vient rythmer la scène d’ouverture du film, Ligeti, avec son angoissante Musica Ricercata part II ou encore Liszt et ses nuages gris.

On note que le compositeur fétiche de Kubrick, « Ludwig Van » n’est pas présent dans la BO mais le cinéaste arrive tout de même à lui rendre hommage en donnant comme mot de passe Fidelio, seul opéra composé par Beethoven.

Outre, la partie classique de la bande originale, on retrouve Chris Isaak et son titre Baby Did a Bad Bad Thing, le choix de ce morceau n’est pas anodin puisque Alice a vraiment réalisé une bad bad thing. Jocelyn Pook présent notamment lors de la fameuse séquence du « bal masqué » mais également Frank Sinatra et Roy Gerson.

Mélange entre classique, jazz et rock, la bande originale du film nous emporte dans un New-York nocturne où les désirs font désordre.

 

Chostakovitch-Waltz No.2

La valse ouvre la première scène du film. Légère, entraînante, celle-ci donne tout de suite des informations sur le couple : jeunes, amoureux, habitant un appartement assez luxueux, écoutant de la musique classique et donc d’une certaine classe sociale.

Gyorgy Ligeti-Musica Ricercata part.2

L’oeuvre de Ligeti est la plus angoissante du film, on sent une certaine oppression à l’écoute du morceau. Celui-ci est utilisé lorsque la tension du film est palpable.

Chris Isaak-Baby did a bad bad thing

Utilisée lors d’une séquence dans un miroir, on voit Alice et Bill commencer des préliminaires, Kubrick effectue alors un zoom avant sur Alice et son regard qui en dit long sur le pêché qu’elle ouvrait pu faire.

Jocelyn Pook-Masked Ball

Sans doute la séquence la culte du film, celle du rituel, la musique de Jocelyn Pook nous envoûte et en même temps apeure devant une scène déterminante de l’oeuvre.

– Lionel

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