Full Metal Jacket

http://www.youtube.com/watch?v=WlTIQE-PlxE

Réalisateur : Stanley Kubrick

Casting : Matthew Modine, Arliss Howard, Vincent D’Onofrio

Année: 1987

Pendant la guerre du Vietnam, la préparation et l’entraînement d’un groupe de jeunes marines, jusqu’au terrible baptême du feu et la sanglante offensive du Tet a Hue, en 1968.

Après Francis Ford Coppola (Apocalypse Now), Oliver Stone (Platoon) et Michael Cimino (Voyage au bout de l’enfer), c’est au tour de Stanley Kubrick de s’attaquer à la guerre du Vietnam. Sept ans après Shining, le réalisateur nous livre une œuvre incontournable qui nous montre l’horreur du conflit.

On peut distinguer deux parties à travers ce récit, la première nous expose le quotidien de ces marines pendant leur intense préparation. Ces militaires en perte d’identité (en témoigne la scène d’introduction lors du rasage de cheveux et l’utilisation de surnom) se déshumanisent et se transforment en machine à tuer sous la tutelle de leur « tyran » le sergent Hartman (et ses répliques cultes). Cette première phase nous est présentée sous un ton dramatique et cynique par l’exposition des entraînements, la rigueur du sergent et la persécution du jeune « Grosse baleine ». Kubrick veut ainsi nous montrer que l’enfer de la guerre ne passe pas exclusivement par le front mais également par un entraînement des plus extrêmes. La psychologie des personnes est passionnante et le réalisme des entraînements des plus perturbants lors de ce premier acte.

La deuxième partie nous amène dans le vif du sujet, c’est à dire au cœur du conflit et de l’offensive de Tet a Hue. Ici, est présentée la violence et le manque de sentimentalisme de la guerre où les soldats tuent pour tuer (Casque « Born to kill ») et le peu d’humanité qui existe (encore) à l’intérieur de ces guerriers apparaît lorsque des coéquipiers meurent.

Le génie de Kubrick réside dans le fait d’arriver à faire rire le spectateur dans un contexte dramatique. Cette réussite est le fruit de dialogues subtils, intelligents et délirants parfois. On note également l’impeccable réalisation, une très bonne bande originale et un goût obsessionnel du détail déjà connu chez le réalisateur.

Si une seule critique doit être ajoutée, c’est le manque de diversité au niveau des décors. En effet, dans la première partie nous restons cloîtrés dans le camp d’entraînement, dans la seconde le décors reste une usine à l’abandon.

Même après trois excellents films sur le Vietnam, Stanley Kubrick arrive à tirer son épingle du jeu en nous rendant une copie (quasi) parfaite comme à son habitude.

Si vous ressortez de chez moi les loulouttes, si vous survivez à mon instruction, vous deviendrez une arme, vous deviendrez un prêtre de la mort implorant la guerre.  Sergent Hartman

-« And what about her ? »

-« Fuck her »

Lionel

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