Le 5eme Element

Réalisateur : Luc Besson
Année : 1997
Acteurs principaux : Bruce Willis, Milla Jovovich, Gary Oldman

Pour cette première chronique, l’équipe de Bobine & Clap a choisi un film culte, le Cinquième Elément. Même si l’histoire commence en Egypte peu avant la Seconde Guerre mondiale, l’action se déroule trois cent ans plus tard dans un monde rempli de taxis volants où des scientifiques ont pu reconstituer le « cinquième élément » qui sauvera le monde à partir d’une main.

Celui-ci apparaît sous la forme d’une jeune femme appelée Leeloo (Milla Jovovich), et devient très vite un des personnages principaux de l’histoire, moteur principal de l’action. A l’époque plus mannequin qu’actrice, Milla nous surprend par sa fraîcheur et son jeu honnête et légèrement décalé. Avec ses excentricités sont nées des phrases cultes « Leeloo Dallas Multipass » et sa sensibilité a su nous charmer et (évidemment) charmer Korben Dallas (Bruce Willis). Ils formeront tout les deux pour notre plus grande surprise un duo complémentaire qui fonctionne. Leur rencontre des plus conventionnelles annonce la couleur : elle tombe depuis un immeuble dans son taxi volant, c’est pour dire. Korben Dallas, homme « je m’en foutiste », blasé et légèrement alcoolique, aidera Leeloo à sauver le monde (non je vous assure à par ça ce n’est pas kitsch du tout).

Dans ce film, les personnages secondaires sont loin d’être délaissés. D’abord il y a le « méchant » Zorg, sa pseudo cruauté et ses répliques nous font mourir de rire. Mais qui dit méchant dit aussi allié, dans notre cas ce sera Ruby Rodd (Chris Tucker) qui est carrément hilarant dans le rôle du mec à l’égo surdimensionné et coureur de jupon. Alors oui, on adore et on adhère à ses allures de grande folle et à ses airs de diva « C’est GREEEEN ». Pour notre plus grand plaisir, il formera un duo de choc avec Korben.

Mais ce n’est pas tout ! Si le film est autant réussi, c’est aussi grâce à un scénario extrêmement talentueux. Dans un film de science fiction on s’attend bien sur à ce qu’il y ait toutes sortes d’étrangetés futuristes. Or bien que ce film soit bourré de robots, d’aliènes et de voitures volantes, il est tout de même crédible. C’est ce qui est difficile à réaliser. Quand je me plonge dans des films de SC c’est pour décoller et aller dans un monde à part, mais je ne m’attends pas à ce que ce soit forcément pertinent. Luc Besson a relevé le défi haut la main. Nous voyons cela avec la scène de l’opéra, c’est le moment ou la diva bleue chante. La scène est d’une intensité et d’une beauté tel que l’on y croit. Soudainement, le fait qu’une extra terrestre chante un opéra à la perfection ne nous parait pas irréel. De plus cette scène est très émouvante (même Korben « le gros dur » y verse une larme).

On retrouve cela également dans les scènes de combats. Les américains ont tendance à les remplir d’explosions en tout genre et d’as du kung-fu. De ce fait, on tombe vite dans le cliché, et les scènes peuvent s’éternisés. Mais rappelons que c’est un film Français, du coup on a des scènes d’actions, drôles, étonnantes, et originales. C’est peut-être justement grâce à la « french touch » du réalisateur, que l’on retrouve cela.

Le cinquième élément, un film grandiose, touchant, ironique, qui fonctionne grâce à un jeu d’acteur captivant, et à des scènes autant saisissantes qu’excentriques.

– Yasmine

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